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Frédérique Lengaigne & Klaus Reisinger

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RED VELVET

2006 - documentaire - 60 min.

réalisé par Frédérique Lengaigne & Klaus Reisinger

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Distribué par National Geographic
Au sud de la Sibérie, au coeur des montagnes de l'Altaï russe, les cerfs maral sont élevés dans de gigantesques réserves. Depuis des siècles, leurs bois de velours sont sciés chaque printemps dans un rituel sanglant pour fournir aux Coréens un aphrodisiaque très recherché.
Au cours de douze mois passés dans l'Altai russe, Red Velvet raconte le sort des cerfs maral et suit le voyage improbable de leurs bois jusqu'en Corée.

Synopsis

Le Nombril du Monde
Exactement au milieu du continent eurasien, les frontières de la Chine, de la Russie, du Kazakhstan et de la Mongolie dessinent un X sur la carte. Le X désigne les montagnes de l’Altaï : le Nombril du Monde. Dans la partie russe de l’Altaï, depuis des siècles, les habitants chassent le cerf Maral pour vivre. Le cerf Maral est un cerf rouge de Sibérie, plus grand que le wapiti d’Amérique. Comme la population de cerfs déclinait rapidement aux alentours de 1840, les russes en ont commencé l’élevage dans de grands parcs clôturés où les mâles pouvaient se nourrir et les femelles élever leurs petits à l’abri des prédateurs.

Les Moujiks
Avec l’aide de trois de ses frères et d’une demi-douzaine de moujiks, Sasha s’occupe de 2 500 cerfs à Sauzar, un parc de 250 000 hectares. Là-bas, les paysages sont superbes et le climat extravagant. Les montagnes rappellent la Suisse et les vallées, la Mongolie. Peu-importe les six mois d’hiver où les températures descendent jusqu’à moins 50°, les russes passent leur vie à cheval. Ils galopent sans répit à travers prairies et forêts pour vérifier les clôtures ou nourrir les animaux. Ils chevauchent pour conduire les hardes dans d’autres parcs, pour les vacciner, les capturer ou couper leurs bois. Car, dans cette partie du monde, les fermiers n’élèvent pas les cerfs pour leur viande mais pour leur ramure.

Les Bois de Velours
Les bois de cerf sont caduques. Ils tombent naturellement en mars à la fin de l’hiver. Dans le monde animal, c’est l’organe dont la croissance est la plus rapide. En trois mois, les jeunes cornes repoussent chaque année plus grandes. De la fin mai au début de juillet, un jour sur deux, une douzaine d’hommes galopent à travers les parcs pour conduire les hardes de mâles vers le paddock : une routine épuisante et dangereuse. Là, Sasha examine chaque animal pour estimer la croissance de ses bois. Il attend le stade décisif où, encore mous et veloutés, ils n’ont pas encore commencé à se calcifier. S’il n’est pas assez « mûr », le cerf est immédiatement relâché, pour être recapturé à la prochaine battue. Ceux qui sont prêts seront coupés le lendemain.

Le Sang de Velours
C’est un couloir sombre de planches peintes en vert prairie. Il y a de la lumière au bout du tunnel et le cerf s’engage irrésistiblement dans cette direction. Des portes s’ouvrent devant lui et se ferment après son passage. Juste avant de franchir le dernier obstacle, le sol se dérobe sous ses sabots et des coussins rembourrés se pressent contre ses flancs. Soudain, les hommes sont sur lui. Il faut moins d’une minute à Sasha pour scier la ramure, appliquer la poudre coagulante et relâcher l’animal. Le travail est bruyant, sanglant et professionnel. Il n’y a pas de temps à perdre ou l’animal trop stressé entrera en état de choc. Une belle paire de bois se vend environ 1 500 dollars.

La cérémonie du bain
La vapeur remplit la cabane. Les hommes peuvent à peine se deviner. Immédiatement après la coupe, les moujiks s’assemblent autour d’une grande cuve remplie d’eau en ébullition. Chacun porte délicatement à bout de bras une paire de bois sanguinolents. A l’unisson, ils s’assoient et plongent les bois dans l’eau pendant deux ou trois minutes. Un peu plus loin, la fumée s’élève des cheminées de quatre petites maisons basses. A l’intérieur, la température est réglée à 73°. Après leur bain, les bois y seront suspendus à sécher pendant quatre heures. Le processus de conservation sera répété un jour sur deux pendant un mois entier.

Le Viagra de Russie
A cette époque de l’année, d’étranges touristes font leur apparition à Sauzar, essentiellement de riches hommes d’affaires russes d’une cinquantaine d’années qui viennent pour se baigner dans la mixture brune utilisée pour bouillir les bois. Depuis toujours, les hommes ont fait une analogie étroite entre la rapidité de la croissance cyclique des bois de cerf et la jeunesse. Les visiteurs de Sauzar croient sans complexe dans leurs vertus aphrodisiaques. Un vieillard vétéran de Stalingrad fait le voyage chaque année depuis la capitale de la province, pour boire du sang frais directement après la coupe. C’est son docteur qui le lui a recommandé après une opération. Sasha lui-même admet qu’il prend de temps un temps un verre de sang frais et ses hommes, quant à eux, se faufilent la nuit dans la cabane pour se baigner dans l’eau sanguinolente à l’insu de leur patron.

La petite entreprise du vétérinaire
A Talda, le village d’à côté, le vétérinaire a installé un petit laboratoire près de la boulangerie. De temps en temps, il saigne une bête, filtre son sang, le mélange avec de l’alcool et l’aromatise. Il aligne les bouteilles remplies de l’épais liquide rouge et colle ses étiquette dessus. Le « Pantoguematoguen », avec toutes les propriétés du sang de maral frais, est exporté dans toutes les grandes villes de Russie.

Mister Kim
Le mois de septembre amène le client coréen. Chaque année, depuis dix ans, Mr Kim Jin Gong vient à Sauzar pour acheter 40% de la production totale de Sibérie. Il a 20 millions de dollars à dépenser. D’un autre côté, la ferme de Sasha est la plus grande de Sibérie. Ils ne peuvent pas se passer l’un de l’autre. En professionnel, Mr Kim vérifie patiemment chaque bois, en examinant la couleur, l’odeur et la douceur du velours. Ici, dans le « Nombril du Monde », deux cultures se font face. Ils finissent toujours par s’entendre et conclure le marché autour d’un verre de vodka. Sasha peut maintenant partir pêcher sur le lac.

Séoul
Les bois de velours sont l'ingrédient le plus important de la médecine traditionnelle chinoise juste après le ginseng. Ils sont considérés depuis des milliers d’années à travers toute l’Asie comme un excellent tonique général et sexuel. Cependant, ils sont principalement prescrits aux femmes pour traiter les désordres post-natals et les symptômes de la ménopause.
Cinq mille kilomètres à l’est de l’Altaï, à Séoul, les bois de maral sont tranchés en fines lamelles et finalement vendus avec 400% de marge aux docteurs et hôpitaux spécialistes de médecine traditionnelle. Des chercheurs à l’université Kyung Hee de Séoul étudient les effets d’extrait de bois de velours sur des rats pour traiter éventuellement la maladie d’Alzheimer et certaines paralysies.

Le brame
Le cauchemar du printemps est depuis longtemps oublié et la harde de cerfs « décoiffés » broute tranquillement dans la prairie. Les bouleaux et les mélèzes deviennent jaunes et la température descend déjà la nuit bien en-dessous de zéro. Une fois encore, les moujiks galopent à travers les montagnes pour ouvrir toutes les portes entre les parcs. Les biches, les mâles, les daguets et les faons sont enfin réunis. La saison du brame commence précisément le quinze septembre. Pendant un mois, les longs cris rauques des mâles emplissent les vallées. Pas le moins du monde handicapés par l’absence de ramure, les cerfs se battent pour les harems et s’accouplent exactement comme ils le feraient dans la nature. Chaque année, deux ou trois mâles chanceux arrivent à échapper à la scie de Sasha mais ne semblent bénéficier d’aucun avantage particulier auprès des femelles.

Le froid
Ce sont des hommes et des animaux faits pour le froid. Une température polaire de moins 40 les réjouit plutôt. Plus forts, plus grands, plus vivants. Début novembre, l’hiver est déjà complètement installé. Un soleil éclatant surgit du brouillard et la neige succède à la grêle. Les prédateurs errent à l’extérieur du parc et les clôtures doivent être vérifiées chaque jour. Le temps est venu de séparer à nouveau les cerfs. Couverts de fourrure, les moujiks chevauchent en silence dans la neige pour la dernière et la plus belle battue de l’année. Bien que gigantesques, les parcs ne sont pas assez grands pour nourrir tous les animaux en hiver. Chaque jour de novembre à mars, les hommes leur apportent des tonnes de foin, de fourrage et de grain. Les cerfs s’alignent comme du bétail le long des mangeoires.

Bambi
Les bois repoussent en mars et le caractère sauvage des cerfs revient avec le printemps. Seule l’herbe des montagnes peut être aussi verte. Sasha et Vladimir chevauchent côte à côte pour surveiller les femelles. Elles disparaissent comme des ombres derrière les sapins. Celle qui ne s’enfuit pas à leur approche, a caché son faon quelque part non loin de là. A plat ventre et brun comme une fourmilière, il est étendu, immobile. Vladimir se penche pour toucher l’irrésistible bébé cerf. Comme un dessin de Walt Disney, les cils soulignent les grands yeux noisette et la truffe humide tremble imperceptiblement. Les doigts de Vladimir caressent le front et sentent deux petites bosses sous la fourrure.
C’est un mâle.

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Credits

producteur(s)

Frédérique Lengaigne & Klaus Reisinger

réalisateur

Frédérique Lengaigne & Klaus Reisinger

chef opérateur

Klaus Reisinger

ingénieur du son

Frédérique Lengaigne

monteur

Klaus Reisinger

auteur

Frédérique Lengaigne & Klaus Reisinger

compositeur

Michael Whalen

2e caméra

Frédérique Lengaigne

narrateur

David Gasman

coordinateur de terrain

Leo Yang Hong Mo

traducteur

Leo Yang Hong Mo

monteur son

Klaus Reisinger

mixeur son

Joseph Refalo

étalonnage

Klaus Reisinger

doubleur

jennifer Dees
Jerry Di Giacomo
Brian Quinn
Doug Rand
Alan Wenger

musique additionnelle

Mate Matesic

moyens de production

Compass Films
Django Studios
La Prod

photographe

Frédérique Lengaigne

remerciements

Cherepanov Family
Sauzar Brigade
Kim Jin Gong
Gregory and Dina Dukor
Viktor Korotayev
Brian Breger
Alexander Zatayev
Viktor Chelach
Katun Natural reserve
Gennady Elena and Maria
Arbaysk Cooperative
Dr. Kim Hee Yoon
Kyung Hee University Hospital
Professor Hocheol Kim
Florent Marcie
Bill Dunn and Tonio Colona
Swissair
Frédéric Coutou
Espace Rambouillet
Jean Yves Bernhard

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Extraits

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